Guides VGP pour les responsables de parc
Guides experts, actualités réglementaires et bonnes pratiques pour la gestion de vos engins de levage.

Arrêté du 1er mars 2004 : ce qu'il impose pour la VGP, article par article
L'arrêté du 1er mars 2004 fixe les vérifications obligatoires des appareils et accessoires de levage : vérification de mise en service, de remise en service et vérification générale périodique (VGP), avec leur contenu et leur périodicité (art. 1). Entré en vigueur un an après sa publication au Journal officiel du 31 mars 2004 (art. 27), il précise les articles R4323-22 à R4323-28 du Code du travail. La règle de base : une VGP tous les 12 mois, tous les 6 mois pour les appareils listés à l'article 20-II (chariots élévateurs, nacelles, grues mobiles et auxiliaires, hayons…), tous les 3 mois pour les plates-formes mues à la main (art. 23).

CVPO : la liste des contrôles périodiques obligatoires en entreprise
CVPO désigne les contrôles et vérifications périodiques obligatoires : les vérifications que l'employeur doit faire réaliser, à intervalles fixés par la réglementation, sur ses équipements et ses installations de travail. Les plus courantes concernent les appareils de levage (tous les 3, 6 ou 12 mois), les installations électriques (chaque année), le matériel d'incendie, les harnais antichute, les équipements sous pression et les portes automatiques. Les résultats sont consignés par écrit et conservés 5 ans, et au moins ceux des deux derniers contrôles (article D4711-3 du Code du travail).

Examen d'adéquation : définition, cas obligatoires et lien avec la VGP
L'examen d'adéquation vérifie qu'un appareil de levage est approprié aux travaux prévus et aux risques auxquels les travailleurs sont exposés, et que ces opérations respectent les conditions d'utilisation fixées par le fabricant (arrêté du 1er mars 2004, art. 5-I). Il est obligatoire à chaque vérification de mise en service et de remise en service. Il ne fait pas partie de la VGP, qui contrôle l'état de l'appareil et non son choix pour un travail donné.

Périodicité VGP : le tableau 3, 6 et 12 mois par équipement
La périodicité d'une VGP est fixée par l'arrêté du 1er mars 2004 : 12 mois en règle générale pour un appareil de levage. Elle passe à 6 mois pour les appareils mobiles listés à l'article 20-II (chariots élévateurs, nacelles motorisées, grues auxiliaires, hayons…) et pour les appareils motorisés qui lèvent des personnes, à 3 mois pour les plates-formes mues à la main. Les accessoires de levage se vérifient tous les 12 mois, comme les engins de terrassement à conducteur porté (arrêté du 5 mars 1993). Ces durées sont des maximums : vous pouvez vérifier plus souvent, jamais moins souvent.

Prix d'une VGP en 2026 : tarifs indicatifs et ce qui les fait varier
Chez VGProtect, une VGP coûte à titre indicatif de 80 à 180 € HT pour un chariot élévateur et de 80 à 250 € HT par machine selon l'équipement (tarifs 2026). Le prix exact dépend du type d'engin, des essais en charge, du nombre d'engins vérifiés sur le même site et du déplacement. Les vérifications de mise ou de remise en service, qui comportent plus d'essais, se chiffrent à part, sur devis gratuit.

Qui peut faire une VGP ? Personne qualifiée, interne ou extérieure
Une VGP peut être faite par toute personne qualifiée, salariée de l'entreprise ou extérieure, compétente en prévention des risques de l'équipement et au fait de la réglementation (article R4323-24 du Code du travail). Aucun agrément ni aucune certification ne sont exigés. Pour les appareils de levage, un organisme accrédité par le Cofrac n'est obligatoire que dans trois cas précis, dont la vérification de conformité demandée par l'inspection du travail. Quel que soit le vérificateur, l'employeur reste responsable de son choix et des suites du rapport.

Rapport VGP et documents obligatoires : contenu, registre, conservation
Après chaque VGP, le vérificateur remet un rapport provisoire, puis le rapport définitif dans les quatre semaines ; vous en reportez le résultat sans délai sur le registre de sécurité (arrêté du 1er mars 2004, art. 3). Chaque appareil de levage a aussi son carnet de maintenance, tenu jusqu'à sa mise au rebut. Les documents des vérifications se conservent cinq ans, et au minimum ceux des deux dernières (art. D4711-3 du Code du travail).

VGP, CACES et autorisation de conduite : quelle différence ?
La VGP et le CACES ne contrôlent pas la même chose. La VGP (vérification générale périodique) porte sur l'engin : une personne qualifiée examine son état et essaie ses freins et ses sécurités, tous les 6 mois pour un chariot élévateur. Le CACES porte sur le conducteur : ce certificat, obtenu après un test théorique et pratique, aide l'employeur à délivrer l'autorisation de conduite exigée par l'article R4323-56 du Code du travail. L'un ne remplace jamais l'autre.

VGP chariot catégorie 1, 3 ou 5 : ce qui change selon le type de chariot
La périodicité de la VGP d'un chariot ne dépend pas de sa catégorie CACES : tout chariot élévateur ou gerbeur (catégories 1B, 3, 4, 5 et 6 de la R489) passe une VGP au moins tous les 6 mois (arrêté du 1er mars 2004, art. 23). Les chariots sans mouvement de levage significatif, que l'on trouve dans les catégories 1A, 2A et 2B, ne sont pas soumis à la VGP mais doivent être entretenus. Le chariot télescopique, absent de la R489, suit lui aussi le rythme de 6 mois, avec une vérification par configuration.

VGP mini-pelle : obligatoire ou pas ?
Oui. Une mini-pelle à conducteur porté doit avoir été vérifiée depuis moins de 12 mois au moment où elle travaille, même si elle ne fait que creuser (arrêté du 5 mars 1993, art. 2). Si elle est équipée et utilisée pour lever des charges, elle devient aussi un appareil de levage et passe en plus une VGP levage tous les 6 mois (arrêté du 1er mars 2004, art. 20-II et 23). Les deux obligations se cumulent.

VGP transpalette électrique et gerbeur : est-ce obligatoire ?
Un transpalette, manuel ou électrique, qui lève la palette juste assez pour la décoller du sol n'est pas soumis à la VGP : l'arrêté du 1er mars 2004 l'exclut, mais il doit être entretenu. Un gerbeur, manuel ou électrique, à conducteur accompagnant ou porté, passe une VGP tous les 6 mois au plus, comme le transpalette manuel à ciseaux selon l'INRS. Côté conducteur, l'autorisation de conduite est obligatoire pour les engins à conducteur porté et recommandée pour les gerbeurs à conducteur accompagnant.

VGP et maintenance : quelles différences ?
La maintenance garde un engin de levage en bon état de marche et de sécurité ; la VGP vérifie, à intervalles fixés par l'arrêté du 1er mars 2004 (3, 6 ou 12 mois), qu'il ne présente aucune détérioration dangereuse. Les deux sont obligatoires : la maintenance au titre des articles L4321-1 et R4322-1 du Code du travail, avec un carnet de maintenance pour chaque appareil de levage, la VGP au titre de l'article R4323-23. L'une ne remplace pas l'autre.

VGP dépassée ou périmée : quelles sanctions pour l'employeur ?
Ne pas faire réaliser une VGP à temps est un délit : l'employeur encourt jusqu'à 10 000 € d'amende par salarié concerné (article L4741-1 du Code du travail), et une société cinq fois plus. En récidive, la peine passe à un an d'emprisonnement et 30 000 € d'amende. En cas d'accident peuvent s'ajouter des poursuites pour blessures ou homicide involontaires et la reconnaissance d'une faute inexcusable de l'employeur.

VGP chariot élévateur : le guide complet 2026
La VGP d'un chariot élévateur est obligatoire au moins tous les 6 mois, selon l'article 23 de l'arrêté du 1er mars 2004. Elle comprend un examen de l'état de conservation du chariot et des essais de ses freins, de la descente des charges et de ses limiteurs. Une personne qualifiée, salariée de l'entreprise ou extérieure, la réalise ; l'employeur consigne son résultat au registre de sécurité.
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