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15 octobre 2026 12 min de lecture

CVPO : la liste des contrôles périodiques obligatoires en entreprise

Équipe technique VGProtect

Contrôle VGP des engins de levage en Île-de-France

Mains d'un opérateur tenant une meuleuse contre un montant métallique, au milieu d'une gerbe d'étincelles

CVPO désigne les contrôles et vérifications périodiques obligatoires : les vérifications que l'employeur doit faire réaliser, à intervalles fixés par la réglementation, sur ses équipements et ses installations de travail. Les plus courantes concernent les appareils de levage (tous les 3, 6 ou 12 mois), les installations électriques (chaque année), le matériel d'incendie, les harnais antichute, les équipements sous pression et les portes automatiques. Les résultats sont consignés par écrit et conservés 5 ans, et au moins ceux des deux derniers contrôles (article D4711-3 du Code du travail).

Quelle est la définition de CVPO ?

CVPO signifie « contrôles et vérifications périodiques obligatoires » : ce sont les vérifications que la réglementation impose à l'employeur, à intervalles fixés, pour déceler à temps toute détérioration dangereuse de ses équipements et installations.

Le sigle est une abréviation d'usage : vous ne le trouverez pas dans le Code du travail. Les textes parlent de « vérifications périodiques » pour les installations électriques (article R4226-16), de « vérifications générales périodiques », les VGP, pour certains équipements de travail et certains EPI (articles R4323-23 et R4323-99). Les équipements sous pression relèvent, eux, du Code de l'environnement et de l'arrêté du 20 novembre 2017, qui parlent d'« inspections périodiques » et de « requalifications périodiques ».

Le mot « vérification » recouvre des opérations différentes selon le texte. L'INRS cite l'épreuve, l'examen, l'essai, le contrôle visuel, la visite, l'inspection, la mesure ou l'entretien préventif : c'est la réglementation propre à chaque équipement qui dit quelle opération faire. Pour un appareil de levage, la VGP vise à « déceler en temps utile toute détérioration susceptible de créer des dangers » (article R4323-23).

Qu'est-ce qu'un contrôle réglementaire ?

Un contrôle réglementaire est une vérification imposée par un texte (Code du travail, arrêté, Code de l'environnement) qui en fixe l'objet, la fréquence et souvent la personne qui peut la faire.

L'employeur doit le faire réaliser même si l'équipement lui paraît en bon état. On le confond souvent avec deux autres obligations, qui ne le remplacent pas :

Vérification périodiqueMaintenanceVérification initiale
ObjetConstater à date fixe l'état de l'équipement et de ses sécuritésGarder l'équipement en état de fonctionner et de rester conformeS'assurer qu'un équipement neuf, d'occasion ou modifié est installé et utilisable en sécurité
QuandÀ la fréquence fixée par le texte : de 3 mois à 10 ans selon l'équipementEn continu, selon la notice du fabricantÀ la mise en service, puis après certaines modifications
Exemples de textesArrêté du 1er mars 2004, art. 23 (levage) ; C. trav., art. R4226-16 (électricité)C. trav., art. L4321-1 et R4322-1C. trav., art. R4323-22 (levage) et R4226-14 (électricité)
Trace écriteRapport de vérification, registre de sécuritéCarnet de maintenance, obligatoire pour chaque appareil de levage (art. R4323-19)Rapport de vérification initiale, conservé pendant toute la vie de l'installation

L'INRS le rappelle : la vérification périodique « n'est qu'un constat ». Quand elle relève des anomalies, l'employeur doit faire remettre le matériel en état. Le détail est dans notre article sur la différence entre VGP et maintenance.

Quels sont les contrôles réglementaires obligatoires en entreprise ?

En entreprise, les contrôles obligatoires les plus courants visent le levage (3 à 12 mois), l'électricité (1 an), le matériel d'incendie (6 mois), les harnais antichute (12 mois), les portes automatiques (6 mois) et les équipements sous pression (4 ans).

Principales vérifications périodiques en entreprise (droit en vigueur au 15 octobre 2026)
Équipement ou installationPériodicité maximaleTexte de référenceQui peut la faire
Chariots élévateurs, gerbeurs, nacelles motorisées, grues mobiles et auxiliaires, hayons élévateurs6 moisArrêté du 1er mars 2004, art. 20 et 23Personne qualifiée, interne ou externe (C. trav., art. R4323-24)
Plates-formes élévatrices mues à la main3 moisArrêté du 1er mars 2004, art. 23Personne qualifiée (art. R4323-24)
Ponts roulants, portiques, palans fixes, ponts élévateurs de véhicules12 moisArrêté du 1er mars 2004, art. 23Personne qualifiée (art. R4323-24)
Accessoires de levage : élingues, palonniers, pinces, aimants, ventouses12 moisArrêté du 1er mars 2004, art. 24Personne qualifiée (art. R4323-24)
Engins de terrassement à conducteur porté : pelles, mini-pelles, chargeuses, compacteurs de sol12 mois, plus une VGP levage tous les 6 mois s'ils sont équipés pour le levageArrêté du 5 mars 1993, art. 2Personne qualifiée (art. R4323-24)
Presses, massicots, compacteurs à déchets chargés ou déchargés à la main3 moisArrêté du 5 mars 1993, art. 1Personne qualifiée (art. R4323-24)
Installations électriques1 an, ou 2 ans si le rapport précédent est sans observation ou si les observations ont été levées, en informant l'inspection du travailC. trav., art. R4226-16 ; arrêté du 26 décembre 2011, art. 3Organisme accrédité, ou personne qualifiée de l'entreprise dont l'employeur apprécie la compétence (art. R4226-17)
Extincteurs et matériel de lutte contre l'incendieEssais du matériel et exercices au moins tous les 6 mois ; vérification annuelle des extincteurs selon deux référentiels professionnels, la règle APSAD R4 et la norme NF S 61-919C. trav., art. R4227-39Personne compétente ; technicien spécialisé en extincteurs pour la vérification annuelle (INRS, ED 828)
Désenfumage d'un établissement recevant du public1 an ; en plus, tous les 3 ans par un organisme agréé si l'établissement a à la fois un désenfumage mécanique et un système de sécurité incendie de catégorie A ou BArrêté du 25 juin 1980, art. DF 10Technicien compétent ; organisme agréé pour la vérification triennale
Systèmes antichute : harnais, longes, antichutes12 moisArrêté du 19 mars 1993, art. 1 ; C. trav., art. R4323-99Personne qualifiée, interne ou externe (art. R4323-100)
Équipements sous pression : réservoirs d'air comprimé, générateurs de vapeurInspection : 4 ans (2 ans pour les générateurs de vapeur) ; requalification : 10 ansArrêté du 20 novembre 2017, art. 15 et 18Inspection : personne compétente désignée par l'exploitant ; requalification : organisme habilité (INRS, ED 828)
Portes et portails automatiques ou semi-automatiques6 mois, et après toute défaillanceArrêté du 21 décembre 1993, art. 9Technicien qualifié de l'entreprise formé à cette tâche, avec des procédures écrites, ou prestataire extérieur sous contrat écrit
Ventilation et assainissement de l'air des locaux de travail1 an ; 6 mois pour le recyclage d'air d'un local à pollution spécifiqueArrêté du 8 octobre 1987, art. 3 et 4Personne compétente (INRS, ED 828)

Ces durées sont des maximums. Selon l'INRS, une périodicité plus rapprochée peut s'avérer nécessaire au vu de l'analyse des risques, par exemple en cas d'usage intensif ou d'ambiance agressive. Pour les équipements sous pression, l'arrêté du 20 novembre 2017 (art. 15) oblige l'exploitant à réduire ces périodes quand l'état de l'équipement le justifie. Pour le levage, la périodicité de la VGP de chaque engin est détaillée dans un article dédié.

Ce tableau n'est pas exhaustif. La brochure ED 828 de l'INRS classe les vérifications en 25 rubriques, de l'aération aux tours aéroréfrigérantes, en passant par les ascenseurs, l'éclairage de sécurité ou les rayonnements ionisants. Un établissement recevant du public a en plus ses propres vérifications au titre du règlement de sécurité incendie.

Quels équipements sont soumis à vérifications générales périodiques obligatoires ?

Les équipements soumis à VGP sont surtout les appareils et accessoires de levage (arrêté du 1er mars 2004), les engins de terrassement et certaines machines (arrêté du 5 mars 1993) et cinq catégories d'EPI (arrêté du 19 mars 1993).

Le principe est posé par l'article R4323-23 du Code du travail : des arrêtés désignent les équipements soumis à VGP et fixent la fréquence. En pratique, cela donne :

  • Les appareils de levage, du chariot élévateur au pont roulant en passant par la nacelle, la grue, le hayon, le palan, le pont élévateur de garage et le monte-matériaux. La VGP a lieu tous les 6 mois pour les appareils listés à l'article 20-II de l'arrêté (chariots, nacelles, grues mobiles et auxiliaires, hayons…) et pour les appareils motorisés qui élèvent des personnes, tous les 3 mois pour les appareils mus à la main qui élèvent un poste de travail, et tous les 12 mois pour les autres.
  • Les accessoires placés entre l'appareil et la charge : élingues, palonniers, pinces auto-serrantes, aimants, ventouses, clés de levage. Leur état de conservation est examiné tous les 12 mois.
  • Les engins de terrassement à conducteur porté : pelles et mini-pelles, chargeuses, bouteurs, niveleuses, compacteurs de sol, tombereaux. Leur vérification doit dater de moins de 12 mois au moment de leur utilisation, et une VGP levage tous les 6 mois s'y ajoute quand ils sont équipés pour le levage.
  • Les presses, massicots et compacteurs à déchets chargés ou déchargés à la main, vérifiés tous les 3 mois.
  • Cinq catégories d'EPI, dont les systèmes antichute, vérifiées tous les 12 mois.

Le transpalette qui se contente de décoller la charge du sol n'est pas un appareil de levage au sens de l'arrêté de 2004 : il n'a pas de VGP, mais il doit être entretenu. En revanche, l'INRS range les gerbeurs, même manuels, et les transpalettes manuels à ciseaux parmi les engins soumis à la VGP semestrielle. Les cas limites sont traités dans notre article sur la VGP des transpalettes et gerbeurs.

Qui peut réaliser les contrôles périodiques obligatoires ?

Les contrôles périodiques sont le plus souvent réalisés par une personne qualifiée, salariée de l'entreprise ou extérieure (article R4323-24 pour les VGP) ; un organisme accrédité n'est obligatoire que dans des cas précis fixés par les textes.

Pour les VGP, l'article R4323-24 demande des personnes « compétentes dans le domaine de la prévention des risques » présentés par les équipements vérifiés, qui connaissent la réglementation. L'employeur tient leur liste à la disposition de l'inspection du travail. Quand un texte ne désigne personne, l'INRS indique que la vérification revient à une personne compétente et qualifiée.

Les installations électriques font exception : leur vérification périodique est faite soit par un organisme accrédité, soit par une personne qualifiée qui appartient à l'entreprise (article R4226-17). Un prestataire extérieur doit donc y être accrédité.

Un organisme accrédité, ou habilité, est imposé dans ces situations :

SituationQui doit vérifierTexte
Vérification initiale des installations électriquesOrganisme accréditéC. trav., art. R4226-15
Vérification de la conformité d'un équipement de travail ou d'une installation électrique, demandée par l'inspection du travailOrganisme accréditéC. trav., art. L4722-1, R4722-5 et R4722-26
Requalification périodique d'un équipement sous pressionOrganisme habilité par l'État, après accréditationArrêté du 20 novembre 2017 ; INRS, ED 828
Levage : essai techniquement impossible, ou appareil conçu pour une seule opérationOrganisme accréditéArrêté du 1er mars 2004, art. 25 et 26

L'INRS ajoute qu'il peut être déconseillé de confier la vérification à l'utilisateur habituel de l'équipement, qui a pu s'adapter à un fonctionnement dégradé. Pour le levage, voyez qui peut faire une VGP et comment choisir son vérificateur.

Que faire quand aucun texte ne fixe de périodicité ?

Quand aucun texte ne fixe de périodicité, l'employeur fixe lui-même la fréquence et le contenu des vérifications, d'après la notice du fabricant et les conditions d'utilisation, car l'obligation de maintien en conformité demeure (article L4321-1).

C'est même la situation la plus fréquente : selon l'INRS, pour la plupart des équipements, aucun texte ne prévoit de périodicité ni la nature exacte des contrôles. Cela ne dispense pas de vérifier. L'INRS cite une note technique du ministère du Travail du 2 août 1995 selon laquelle un équipement devrait être vérifié au moins une fois par an. Pour un équipement utilisé de temps en temps, une vérification avant chaque utilisation est souhaitable.

Pour les lieux de travail, l'article R4224-17 va dans le même sens : les installations et dispositifs techniques et de sécurité sont entretenus et vérifiés « suivant une périodicité appropriée », et cette périodicité est notée dans un dossier.

Les rayonnages métalliques en sont un bon exemple : la brochure ED 828 de l'INRS ne leur attribue aucune périodicité réglementaire. L'employeur doit pourtant les maintenir en état de conformité (article R4322-1). Pour l'INRS, le respect de la périodicité des vérifications préconisée par le constructeur concourt à la protection des opérateurs, et les anomalies relevées sont notées dans un registre (brochure ED 771).

Quels documents garder après un contrôle périodique ?

Après un contrôle périodique, conservez les rapports et résultats de vérification pendant 5 ans, et dans tous les cas ceux des deux derniers contrôles, comme l'impose l'article D4711-3 du Code du travail.

DocumentRègleTexte
Rapport de vérificationDaté, avec l'identité de l'organisme ou de la personne qui a vérifiéC. trav., art. D4711-2
Registre de sécuritéLes résultats des vérifications peuvent être réunis dans un registre uniqueC. trav., art. L4711-5
Durée de conservation5 ans, et au moins les deux derniers contrôlesC. trav., art. D4711-3
Vérification initialeConservée pendant toute la vie de l'installationINRS, ED 828
ConsultationInspection du travail, service prévention de l'Assurance maladie (Cramif en Île-de-France), médecin du travail, CSEC. trav., art. L4711-3 et L4711-4

Pour le levage, le vérificateur remet un rapport provisoire en fin de vérification et le rapport définitif dans les 4 semaines (arrêté du 1er mars 2004, art. 3). Le contenu attendu est détaillé dans notre article sur le rapport VGP et les documents obligatoires.

Que risque l'employeur qui ne fait pas ses contrôles périodiques ?

Ne pas faire les contrôles périodiques imposés par le Code du travail est un délit : l'article L4741-1 punit l'employeur en faute de 10 000 € d'amende, appliquée autant de fois qu'il y a de salariés concernés.

SituationPeine maximaleTexte
Employeur personne physiqueDélit : 10 000 € d'amende, appliquée autant de fois qu'il y a de salariés concernésC. trav., art. L4741-1
Récidive1 an d'emprisonnement et 30 000 € d'amendeC. trav., art. L4741-1
Société (personne morale)Amende multipliée par 5, soit jusqu'à 50 000 € par salarié concernéC. pénal, art. 131-38
Ne pas donner suite à une demande de vérification de conformité de l'inspection du travailAmende administrative jusqu'à 10 000 €C. trav., art. L4752-2

Le multiplicateur est le nombre de salariés concernés, pas le nombre de machines ni d'infractions relevées. Ces peines visent les vérifications imposées par le Code du travail ; le suivi des équipements sous pression relève du Code de l'environnement, qui a son propre régime de sanctions. En cas d'accident, des poursuites pour blessures ou homicide involontaires et la reconnaissance d'une faute inexcusable de l'employeur peuvent s'y ajouter. Le détail, avec un exemple de calcul, est dans notre article sur les sanctions d'une VGP périmée.

Comment suivre toutes ses vérifications périodiques ?

Pour suivre toutes vos vérifications périodiques, tenez un tableau qui indique, pour chaque équipement, le texte applicable, la périodicité, la dernière vérification, la prochaine échéance et les observations à lever, à côté du registre de sécurité (article L4711-5).

Un tableur suffit pour la plupart des sites. Prévoyez une ligne par équipement et ces colonnes :

  1. 1.L'équipement, son identifiant (numéro de série ou de parc) et son emplacement.
  2. 2.Le texte qui impose la vérification et la périodicité maximale.
  3. 3.La date de la dernière vérification et le nom du vérificateur.
  4. 4.La date de la prochaine échéance, calculée à partir de la dernière vérification.
  5. 5.Les observations du rapport et la date à laquelle chacune a été levée.

Programmez chaque vérification quelques semaines avant l'échéance. Pour les engins de terrassement et les EPI antichute, le texte est explicite : la dernière vérification doit dater de moins de 12 mois au moment de l'utilisation.

Quels contrôles VGProtect peut-il faire pour vous ?

VGProtect prend en charge la partie levage de vos CVPO : VGP des chariots, gerbeurs, nacelles, grues, hayons, ponts roulants, ponts élévateurs, engins de chantier et accessoires de levage, sur votre site, dans les 8 départements d'Île-de-France.

Nos vérificateurs qualifiés interviennent sous 24/48 h, sur toutes les marques, et regroupent les engins d'un même site en une seule intervention. Le rapport de vérification vous est transmis au format numérique. Nous réalisons aussi les vérifications de mise en service et de remise en service des appareils de levage.

À titre indicatif (tarifs 2026), comptez de 80 à 180 € HT par chariot élévateur et de 80 à 250 € HT par machine selon l'équipement. Le prix dépend du type d'engin, des essais en charge, du nombre d'engins vérifiés sur le même site et du déplacement. Le devis est gratuit. Retrouvez la liste de nos services de VGP.

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Questions fréquentes

Quels sont les EPI soumis à vérification périodique ?

L'arrêté du 19 mars 1993 en liste cinq : les appareils de protection respiratoire autonomes destinés à l'évacuation, les appareils de protection respiratoire et équipements complets destinés à des interventions accidentelles en milieu hostile, les gilets de sauvetage gonflables, les systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur et les stocks de cartouches filtrantes antigaz. En service ou en stock, leur dernière vérification doit dater de moins de 12 mois au moment de l'utilisation. Les autres EPI restent soumis au maintien en état de conformité (article R4322-1).

Un compresseur d'air est-il soumis à un contrôle réglementaire ?

Son réservoir l'est s'il entre dans le champ de l'arrêté du 20 novembre 2017, ce qui dépend de sa pression maximale admissible et de son volume. Dans le cas général, il faut alors une inspection périodique au plus tous les 4 ans et une requalification au plus tous les 10 ans (articles 15 et 18). L'inspection est faite par une personne compétente désignée par l'exploitant, la requalification par un organisme habilité. La pression maximale admissible et le volume figurent sur la plaque du réservoir.

À quelle fréquence faut-il vérifier un extincteur ?

Le Code du travail impose des essais du matériel d'incendie et des exercices au moins tous les 6 mois, notés dans un registre (article R4227-39). La vérification annuelle de chaque extincteur par un technicien spécialisé vient de deux référentiels professionnels cités par l'INRS : la règle APSAD R4 et la norme NF S 61-919. Ils prévoient aussi une maintenance approfondie à 5 et 15 ans et une révision en atelier à 10 ans.

Une vérification de mise en service est-elle aussi obligatoire ?

Oui, pour plusieurs équipements elle s'ajoute aux contrôles périodiques. Un appareil de levage est vérifié à sa mise en service dans l'établissement, neuf ou d'occasion (article R4323-22), puis de nouveau à sa remise en service, par exemple après un démontage et remontage, une réparation importante ou un accident dû à la défaillance d'un organe essentiel (article R4323-28 et arrêté du 1er mars 2004, art. 20). Les installations électriques ont une vérification initiale par un organisme accrédité (articles R4226-14 et R4226-15). Pour le levage, VGProtect réalise ces vérifications de mise et de remise en service.

Un rapport sans observation prouve-t-il que l'équipement est conforme ?

Non. Une vérification périodique constate l'état de l'équipement et de ses sécurités à une date donnée ; elle ne vaut pas attestation de conformité aux règles de conception. L'INRS cite le cas d'un appareil en parfait état mais dépourvu du dispositif de sécurité requis. L'employeur reste tenu de n'utiliser que des équipements conformes (article L4321-2).

Textes de référence

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