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Réseau Île-de-France
Masses d'essai suspendues à un pont roulant dans un hall industriel, observées par deux personnes en gilet haute visibilité munies de tablettes
Expert Levage Île-de-France

Vérification de mise et remise en service des appareils de levage

Mise en service d'un appareil de levage neuf ou d'occasion, remise en service après démontage ou réparation : épreuves de charge, rapport numérique.

Périodicité

À chaque mise ou remise en service

Base Légale

Arrêté du 1er mars 2004, art. 12 à 21

Épreuves statique et dynamique
Toutes marques, 8 départements
Devis gratuit

Vérifications de mise et de remise en service

Un appareil de levage neuf ou d'occasion se vérifie avant sa première utilisation dans votre établissement, puis après tout démontage et remontage ou toute modification qui peut mettre en cause sa sécurité (Code du travail, art. R4323-22 et R4323-28).

La vérification de mise en service a lieu à la première utilisation d'un appareil de levage dans votre établissement, qu'il soit neuf ou d'occasion. Elle est à la charge de l'employeur qui l'utilise, pas du vendeur ni du fabricant (arrêté du 1er mars 2004, art. 1). Son contenu dépend de l'appareil. Neuf, avec une aptitude à l'emploi vérifiée par le fabricant dans sa configuration : examen d'adéquation et essai de déclenchement des dispositifs de sécurité (art. 13). Neuf sans cette vérification, ou d'occasion : examen d'adéquation, examen de montage s'il est installé à demeure, épreuves statique et dynamique, contrôle des freins, des fins de course et des limiteurs (art. 14 et 15). Un appareil utilisable en plusieurs configurations, comme un chariot télescopique qui reçoit une potence ou un panier, se vérifie dans chacune d'elles (art. 12).

La vérification de remise en service s'impose dans cinq cas (art. 20-I) : changement de site, changement de configuration ou de conditions d'utilisation sur un même site, démontage suivi d'un remontage, remplacement, réparation ou transformation importante d'un organe essentiel, accident provoqué par la défaillance d'un organe essentiel. Elle comprend l'examen d'adéquation, l'examen de montage le cas échéant, l'examen de l'état de conservation, les deux épreuves de charge et le contrôle des freins et des limiteurs (art. 19). L'arrêté prévoit des dispenses. Les appareils sans support particulier listés à l'article 20-II (chariots élévateurs, nacelles, grues auxiliaires, hayons…) changent de site sans remise en service s'ils ont eu, dans la même configuration, leur vérification de mise en service et une VGP depuis moins de 6 mois. Remplacer une chaîne, un câble ou un cordage par une pièce neuve de mêmes caractéristiques ne déclenche pas non plus de remise en service, à condition de le noter au carnet de maintenance avec le lieu où se trouve l'attestation de la pièce neuve (art. 21). D'autres dispenses partielles visent les appareils mus à la main, les plates-formes suspendues, les plates-formes sur mât et les ascenseurs de chantier (art. 20-III à 20-VI). Notre résumé de l'arrêté du 1er mars 2004 reprend ces articles un par un.

Les épreuves de charge ne font pas partie de la VGP : elles accompagnent la mise en service d'un appareil d'occasion ou d'un appareil neuf sans aptitude vérifiée, et la remise en service, sauf dispense. Par défaut, l'épreuve statique fait supporter à l'appareil 1,25 fois sa charge maximale d'utilisation pendant une heure, sans mouvement, ou 1,5 fois s'il est mû à la main (art. 10). L'épreuve dynamique lui fait déplacer 1,1 fois cette charge dans toutes les positions possibles (art. 11) ; à la mise en service, elle n'est pas exigée pour un appareil mû à la main qui n'est pas conçu pour lever des personnes (art. 14). Si la notice du fabricant ou les règles appliquées à la conception de l'appareil fixent d'autres coefficients, ce sont eux qui s'appliquent. Les accessoires de levage neufs sans aptitude vérifiée, ou d'occasion, passent une épreuve statique, par défaut à 1,5 fois leur charge maximale pendant un quart d'heure (art. 8 et 17) ; il en va de même à leur remise en service (art. 18). Vous fournissez les charges d'essai, les moyens de les manipuler et un lieu sécurisé (art. 3 f).

Un organisme accrédité est obligatoire dans deux cas prévus par l'arrêté. Le premier : un essai ou une épreuve techniquement impossible, par exemple parce que la charge d'essai serait trop lourde, qu'il faut remplacer par une vérification de nature expérimentale (art. 25). Le second : un appareil conçu ou assemblé pour une seule opération de levage (art. 26). S'y ajoute un cas prévu par le Code du travail : si l'inspection du travail vous demande de faire vérifier la conformité d'un équipement, cette vérification revient à un organisme accrédité (art. R4722-5) ; ce n'est pas une VGP. Hors de ces cas, VGProtect réalise vos vérifications de mise et de remise en service dans les 8 départements d'Île-de-France, sur toutes marques, avec un devis gratuit et un rapport transmis au format numérique.

Méthodologie d'inspection

Informations préalables

Vous nous transmettez par écrit les travaux prévus et, pour un appareil installé à demeure, les données du sol, des supports et du vent (art. 3).

Examens

Examen d'adéquation, examen de montage et d'installation et, pour une remise en service, examen de l'état de conservation.

Épreuves et essais

Épreuve statique, épreuve dynamique, puis essais des freins, des fins de course et des limiteurs avec les charges d'essai prévues sur place.

Rapport de vérification

Rapport provisoire en fin d'intervention, puis rapport définitif au format numérique, dont le résultat va au registre de sécurité.

Points de vigilance technique :

Examen d'adéquation

L'appareil convient-il aux travaux prévus et aux risques auxquels vos salariés sont exposés, dans les conditions d'utilisation fixées par le fabricant ? Vous décrivez ces travaux par écrit (art. 3 d et 5-I).

Montage et installation

Pour un appareil installé à demeure : montage conforme à la notice, supports, sol et, si besoin, vent maximal sur le site (art. 3 e et 5-II).

Épreuve statique

1,25 fois la charge maximale d'utilisation pendant une heure, sans mouvement (1,5 fois pour un appareil mû à la main), sauf autre valeur fixée par la notice ou les règles de conception (art. 10).

Épreuve dynamique

1,1 fois la charge maximale déplacée dans toutes les positions, puis contrôle des freins, des fins de course et des limiteurs de charge (art. 11, 14 et 19).

Questions Fréquentes

Quels appareils de levage doivent passer une vérification de mise en service ?

Tous les appareils que vise l'arrêté du 1er mars 2004, par exemple les chariots élévateurs et gerbeurs, nacelles, grues, ponts roulants, palans, hayons, ponts élévateurs de véhicules, tables élévatrices et monte-matériaux. Les accessoires de levage, comme les élingues et les palonniers, sont aussi concernés. Les transpalettes qui se contentent de décoller la charge du sol en sont exclus.

Un appareil de levage loué doit-il passer une vérification de mise en service ?

Oui, mais allégée quand l'appareil d'occasion loué ne demande pas de support particulier : examen d'adéquation, examen de montage le cas échéant et essais de fonctionnement des freins, des dispositifs de descente et des limiteurs de mouvement (art. 6 b et 15-II). Cet allègement suppose que l'appareil ait eu ses VGP régulièrement depuis sa première location par ce loueur. Avant usage, vérifiez qu'il est accompagné de sa notice, de la copie du rapport de première mise en service, de celle du dernier rapport de VGP et de l'historique des vérifications.

Faut-il refaire une épreuve de charge à chaque VGP ?

Non. La VGP comprend l'examen de l'état de conservation et les essais de fonctionnement des freins et des dispositifs de sécurité (arrêté du 1er mars 2004, art. 22), faits avec des charges significatives, le plus souvent la charge maximale d'utilisation. Les épreuves statique et dynamique sont réservées à la mise en service, dans les cas prévus, et à la remise en service. Elles vérifient la résistance de l'appareil ; la VGP vérifie qu'il ne s'est pas dégradé.

Une vérification de remise en service remplace-t-elle la VGP ?

Oui, pour la même configuration d'emploi. Elle reprend tout le contenu d'une VGP, examen de l'état de conservation et essais compris, et y ajoute l'examen d'adéquation et les épreuves. L'INRS en conclut que son rapport « peut donc se substituer à une vérification générale périodique pour la même configuration d'emploi » (brochure ED 6339).

Qui peut réaliser une vérification de mise ou de remise en service ?

Les mêmes personnes que pour la VGP : une personne qualifiée, interne ou extérieure à l'entreprise, car ces vérifications se font dans les mêmes conditions que les VGP (Code du travail, art. R4323-22, R4323-24 et R4323-28). Aucun agrément n'est exigé. Un organisme accrédité n'est imposé que dans les cas des articles 25 et 26 de l'arrêté du 1er mars 2004, et pour la vérification de conformité que peut demander l'inspection du travail (art. R4722-5). Plus de détails dans notre guide qui peut faire une VGP.

Quand la première VGP est-elle obligatoire après la mise en service ?

Au plus tard à l'échéance de la périodicité de l'appareil, comptée depuis la vérification de mise en service : 6 mois pour un chariot élévateur, une nacelle motorisée ou un hayon, 12 mois pour un pont roulant, un pont élévateur ou un accessoire de levage, 3 mois pour une plate-forme élévatrice mue à la main. Les VGP suivent ensuite au même rythme (arrêté du 1er mars 2004, art. 23 et 24). Chaque équipement figure dans notre tableau des périodicités VGP.

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Intervention sous 24/48h partout en Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95).

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Rappel Réglementaire

Obligation de l'Employeur

L'article R4323-23 du Code du travail soumet les équipements désignés par arrêté à des vérifications générales périodiques, afin que soit décelée en temps utile toute détérioration susceptible de créer des dangers. Pour les appareils et accessoires de levage, l'arrêté du 1er mars 2004 en fixe le contenu et la périodicité.

Sanction : délit, jusqu'à 10 000 € d'amende par salarié concerné (art. L4741-1)

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